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La mélodie des choses / Sébastien Giniaux, (cote 171 GIN)
Sébastien Giniaux (compositeur, arrangeur, violoncelliste, guitariste, poète et peintre) nous livre son premier album. Pourtant voilà de nombreuses années qu’il trace son chemin en compagnie de Norig, Téofilo Chantre, Selmer #607 et bien d’autres.
La « Mélodie des choses » qu’il nous propose réunit, dans une fusion naturelle et évidente, jazz, jazz manouche et musiques du monde. On se laisse emporter dans des contrées sonores où kora, guitare selmer, violoncelle, cymballum, contrebasse et violon se répondent dans un dialogue riche et harmonieux. Les peintures présentes dans le livret sont autant de paysages ou de portraits aperçus lors ce parcours musical.
A n’en pas douter, un des albums incontournables de 2012.
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Invaders must die / Prodigy (cote 2 PRO 97)
Après avoir composé un des albums phare de la musique électro des années 90 (The Fat of the land, 1997), Prodigy est resté actif sans toutefois rencontrer un engouement similaire.
Avec Invaders must die, le groupe emmené par son charismatique leader Liam Howlett frappe un grand coup. Il montre qu’il a su conserver son identité tout en absorbant les nouvelles tendances. Aux rythmes puissants et aux samples funky, viennent s’accrocher des mélodies chiptune d’une efficacité terrible. L’énergie est bien là. Prodigy a 15 ans de plus mais toujours envie d’en découdre et de vous faire bouger !
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Collection Asia classics : « Vijaya Anand & Soukichi Kina »
A la suite du travail de
la BDP
avec son fournisseur de disques imports, les collections viennent s’enrichir de deux raretés épuisées depuis longtemps (physiquement en tout cas). Il s’agit des albums de la collection Asia Classics du label Luaka Bop (fondé par David Byrne et orienté musiques du monde). Tout d’abord, « Dance raja dance : the south indian film music of Vijaya Anand » compile onze morceaux de Vijaya Anand, sortis entre 1983 et 1992, pour des films de Bollywood. Un travail surréaliste, surtout écouté hors de son contexte scénaristique… si l’on a fini par s’habituer aux sonorités des blockbusters hollywoodien des années 80, désormais datées et ringardisées par la production actuelle, le mélange entre ce son typique 80’s et l’exubérance du cinéma indien donne un cocktail pour le moins surprenant. Un vrai régal, à la fois kitsch et décomplexé ; on en redemande. De son côté, le japonais Shoukichi Kina produit une musique populaire et sautillante. Chœur féminin énergique, sashin (banjo japonais) endiablé sont incontournables dans ses productions. Figure importante dans son pays, il a réussi a marquer durablement le rock japonais et à vendre près de 30 millions de copies de son titre « Subete no Hito no Kokoro ni Hana o ». Il reste malgré tout inconnu de ce côté-ci du globe. Une lacune désormais réparable auprès de
la Bibliothèque
départementale…
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Label Deadlight Entertainment
La BDP
soutient les ariégeois de Deadlight Entertainment en faisant l’acquisition de près d’une dizaine de références du label ! Lancé en 2009 à Brassac, Deadlight est spécialisé en musique « métal », et « hardcore », genres issus respectivement du hard rock et de la musique punk… une affaire qui va faire du bruit donc. Le label a fait parler de lui cette année dans la presse avec la signature du groupe de rock industriel parisien Undercover Slut, connu internationalement. C’est l’aboutissement d’un projet de passionné. Le jeune patron de Deadlight s’efforce en effet de soutenir la scène française en sortant des disques de groupes prometteurs ; parmi eux, Nothingness (Poitiers), South Impact (Toulouse), Primal Age (Rouen), Danforth (Paris) donnent dans le hardcore, Zubrowska (Toulouse) ou Livarkahil font eux du death metal. A noter également, le groupe nantais Jumping Jack, qui produit un rock à l’ancienne entre garage et stoner. Des projets de sortie pour 2011 sont déjà en préparation… Un label local à suivre et à soutenir.
A lire : deux articles de 2010 de
la Dépèche
consacrés à Deadlight :
http://www.ladepeche.fr/article/2010/04/22/821620-Foix-Le-label-ariegeois-qui-monte.html
http://www.ladepeche.fr/article/2010/10/06/921687-Foix-Joli-coup-pour-le-label-ariegeois.html
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Albert Kuvezin & Yat-Kha « Poets and lighthouses »
Après une absence de quelques années, voici le retour du groupe Yat-Kha et de son leader Albert Kuvezin avec un vrai coup de maître. Les musiciens, originaires de la région de Touva (région aux confins de
la Sibérie
, officiellement russe mais avec une forte influence de la culture mongole), ont cette fois enregistré leur album avec des musiciens occidentaux. Alors qu’un nouvel album de Huun-Huur-Tu, groupe crée à l’origine par Albert Kuvezin, est sorti presque simultanément, il est frappant de constater que le compositeur n’exploite véritablement son potentiel que via le laboratoire d’expérimentation Yat-Kha. Ne reniant pas la musique traditionnelle (le fameux chant diphonique dit « chant de gorge »), le disque s’ouvre pourtant sur des horizons larges : tour à tour ballades teintées de folk, blues écorché, pop intimiste ou montées lancinantes à la limite du post-rock, Yat-Kha réussit à faire un tour du globe musical tout en gardant des racines profondes ancrées en Asie. Une belle performance.
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Zabriskie Point « Tout ce qu’on a fait »
Avant de devenir un écrivain à succès, lauréat du César de la meilleure adaptation de roman pour le film Entre les murs (lui-même Palme d’or) François Bégaudeau à fait ses armes en tant que chanteur. Dans ses jeunes années, dans la région nantaise, l’auteur et des amis fondent le groupe de punk rock Zabriskie Point, qui va considérablement dynamiser et influencer la scène locale, puis nationale. On retrouve déjà les thèmes chers à Bégaudeau : critique sociale et politique, regard acide sur le sectarisme militant… Musicalement, le groupe livre un punk rock efficace et plutôt mélodique, à l’instar des Shériff ou plus récemment de Guérilla Poubelle. Les membres de Zabriskie vont également être les instigateurs de l’influent label Dialektik Records (Toxxic Waste, PKRK, Les Sales Majestés…), donnant une place à part au groupe dans l’implication de l’histoire du rock français. Du No futur aux marches de Cannes, retrouvez l’intégrale des Zabriskie Point, longtemps épuisé, enfin réédité en 2009 en deux doubles CD, disponibles à la BDP.
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The music of Charlie Chaplin
Reconnu unanimement comme un génie du cinéma, maniant à merveille le ressort comique clownesque comme la satire la plus fine, Charlie Chaplin l’est moins comme compositeur. On oublie ainsi trop souvent que Chaplin le créateur concevait ses œuvres de manière absolue, aussi vigilant à la qualité de son jeu de comédien qu’à celle de la pertinence de la mise en scène ou de la musique illustrant l’une de ses pitreries. C’est donc le maître lui-même qui se chargea de la mise en musique de ses films, et l’on prend plaisir à écouter aujourd’hui ce travail comme partie intégrante de l’univers de Charlot. Comment imaginer la scène de montage des Temps modernes sans la musique l’accompagnant ? Retrouvez sur ce disque les musiques d’Une journée de plaisir, Jour de paye, La Ruée vers l’or, Le Cirque, sans oublier Les lumières de la ville, Les Temps modernes et Le Dictateur.
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Anvil « The story of Anvil » DVD musique
Au début des années 1980, le monde effaré découvre le heavy metal et ses dérivés, speed ou glam. C’est alors l’ère des « mégas groupes », avec solos de guitares interminables et coupes de cheveux grandiloquentes, remplissant les stades aux quatre coins du globe. De cette époque quelques rescapés ont traversé les années et sont rentrés dans l’histoire, des machines à tubes Scorpions et Bon Jovi aux piliers du hard rock Metallica et Megadeth. A leurs cotés, le groupe canadien Anvil fait à l’époque office d’outsider, générant lui aussi cohorte de groupies et de chevelus assoiffés. Malheureusement, si certains groupes tirent leur épingle du jeu, malgré tous leurs efforts, les musiciens d’Anvil tombent dans l’oubli. C’est là le thème du documentaire de Sasha Gervasi, fan et ancien roadie du groupe à la belle époque. Il part à la rencontre d’Anvil trente ans après et découvre alors que ses ex idoles n’ont pas raccroché, loin de là. Ils sont même en pleine préparation de leur treizième album ! Commence alors un road movie attachant, peignant la passion de deux cinquantenaires, aussi mordu de hard rock que pendant leur adolescence, luttant pour survivre et pour faire vivre leur passion, job alimentaire et hypothèque sur les maisons à la clé. Jeu de miroir hallucinant avec le « Some kind of monster » des Metallica (leurs anciens collègues de scène donc), qui lui filmait la psychothérapie de ses musiciens superstar, étouffés par les dollars et les luttes intestinales, l’histoire d’Anvil est simple, hilarante, humaine. Les similitudes avec le rockumentaire culte « Spinal Tap » sont présentes à chaque instant, des embrouilles avec les gérants des salles de concerts pour quelques misérables dollars aux spectacles dans des salles aux trois quart vides. On retrouve même l’ouverture vers l’hypothétique succès japonais, où les groupes semblent trouver un second souffle. Visionnage du film indispensable pour les fans de rock, et une très belle histoire à découvrir pour les autres. A noter que le film a été acclamé par la critique et a fait l’ouverture de nombreux festivals, de Sundance au Hellfest.
La bande annonce (en version originale) : http://www.youtube.com/watch?v=FF4H8lB2Y_o
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Compilation « Ritmo Kovos »
Les bibliothécaires ne connaissent pas tout, malgré tous leurs efforts. Preuve en est avec l’étonnante compilation découverte via le blog musique A la recherche des sons perdus du journal Le Monde. Ritmos Kovos, car telle est son nom, propose en 18 titres de faire le tour de la scène émergente du rap / turntablism lituanien, dont il faut bien avouer, on entend pas parler tous les matins. La curiosité est donc une raison supplémentaire de se pencher sur les productions de ces DJ baltes, uniquement instrumentales, lorgnant furieusement sur l’electronica. Et comme ces jeunes gens sont généreux, la compilation est disponible en téléchargement légal, visuel inclus. Un bon moyen d’éviter de passer pour un ringard dans les soirées underground de Vilnius.
Le lien pour le téléchargement : http://www.rob.lt/?p=50 (faire enregistrer sous sur le lien hypertexte)
Le lien pour l’écoute en streaming : http://renegadesofbump.bandcamp.com/album/renegades-of-bump-ritmo-kovos-1 (téléchargement possible mais en mentionnant une adresse mail)
L’article original du blog du Monde : http://music.blog.lemonde.fr/2010/09/02/on-sait-faire-des-beats-en-lituanie/
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Qhuit « Gran Bang »
En cette belle année 2004, le rap français se porte comme un charme : les Svinkels viennent de sortir leur album « Bons pour l’asile », TTC explose les ventes avec « Bâtards sensibles », Triptik vient de marquer toute une génération avec « TR-303 »… Réunis sous le collectif Qhuit, du nom de la marque de vêtements fondée par leur copain Rhum-G, tout ce beau monde (accompagnés d’AMS et de DSL) décide de sortir un album dédié à leur passion commune : l’alcool. Un sujet ô combien porteur, puisqu’il a déjà inspiré de nombreux morceaux, parmi leur meilleurs, à tout ces rappeurs. Le résultat tient la route ; mieux, c’est une des meilleures productions de cette (alors) nouvelle vague électro rap de comptoir, avec aux platines, le futur Birdy Nam Nam et déjà multi médaillé DJ Pone. Les instrus sont groovy à souhait (on retrouve la patte de Drixxxé et Cuizinier), quant aux paroles… les amateurs des Svinkels ne seront pas déboussolés. Un album parfait pour l’apéritif en définitive.
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Nine Inch Nails « Projet This one is on us »
Coup de cœur très particulier cette fois, puisqu’il ne s’agit ni d’un disque ni d’un DVD, mais d’une série de fichiers numériques (révolution technologique oblige). Pionnier en la matière, le leader du groupe, Trent Reznor, a déjà fait parler de lui en se détachant progressivement des majors du monde de la musique via la production de l’album de Saul Williams « The Inevitable Rise and Liberation of Niggy Tardust! », offert gracieusement au téléchargement, avec toutefois la possibilité de payer 5 dollars de soutien à l’artiste (et de bénéficier d’une meilleure qualité de son). Puis vinrent les deux nouveaux albums du groupe, réalisés sous licence Creative Commons. Reznor va finir par pousser le concept encore plus loin, en proposant au téléchargement, suite au refus de la sortie d’un DVD par sa maison de disque, une énorme archive de 400 GB contenant toutes les images, sans retouches, de la dernière tournée du groupe. L’importante communauté de fan du groupe se retrousse alors les manches et va, après un gros travail, sortir une série de bootlegs vidéos, dignes de n’importe quelle édition DVD traditionnelle. Mieux, les fans vont même jusqu’à proposer plusieurs formats, parmi lesquels le Blu-ray, le DVD, le format Ipod, PSP, MKV… Le téléchargement suit la même logique, avec des possibilités via Torrent, Rapidshare, Megaupload… ou tout simplement en streaming sur Youtube. Inutile de préciser que tout est légal, puisque livré de manière brute par l’artiste. Le résultat est surprenant de professionnalisme, filmé en multi-caméras (dans le style du DVD des Beastie Boys « Awesome I fuckin’ shot that » lui aussi réalisé par le public présent aux concerts) et/ou en haute définition. C’est aussi un rêve qui a caressé de nombreux fans qui se réalise : pouvoir assister au concert de son groupe favori comme si on y était de son salon, sur de nombreuses dates d’une tournée. Retrouvez ici plusieurs concerts de la tournée 2009, parmi lesquels le concert surprise ou le groupe rejoue l’intégralité de l’album culte « The Downward Spiral ».
Nota : le site est en anglais mais les explications sont assez claires ; il suffit de cliquer sur le lien hypertexte du format choisi pour accéder au téléchargement.
Le lien vers les concerts (regroupe plusieurs bootlegs) : http://thisoneisonus.org/node/2
La bande annonce en vidéo du projet : http://www.youtube.com/user/thisoneisonus?blend=3&ob=4
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Shangaan electro
La coupe du monde terminée, l’Afrique du Sud reprend ses esprits et recommence à danser en famille. Parmi les nombreuses traditions musicales du pays, le shangaan electro est sans doute la plus énergique. Apparu dans les années 2000, le style mélange la tradition africaine à des sons électroniques basiques, accélérés jusqu’à des tempos frénétiques. Cette musique, qualifiée chez les occidentaux de musique 8-bit, sonne effectivement comme celles des anciennes consoles de jeux comme le Commodore 64 ou les Atari. Mélange donc surprenant, à la fois teinté de nostalgie pour un son très années 80, mais toujours avec cette touche futuriste ; rétro-futuriste ? On reste cependant bien en Afrique, et cette musique répétitive et dansante, conçue pour les sound system du pays, semble destinée à une transe collective. Dans l’esprit des congolais de Konono n° 1 et de la compilation Congotronics, avec un petit côté musique de borne d’arcade japonaise.
http://mondomix.com/blogs/cosmomix.php/shangaan-electro
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« A portée de voix »
Il serait difficile de ne pas mettre en avant, parmi les nouveautés CD de la BDP ce mois ci, le disque réalisé par nos collègues de la médiathèque de Chatenay Malabry (région parisienne). A l’heure où le CD ne serait plus qu’un objet de collection pour rétrograde inadapté, l’équipe de la discothèque de l’établissement décide d’enregistrer et distribuer gracieusement le CD de ses rencontres « A portée de voix », cycle de concérences (comprenez conférences illustrées en temps réel par des musiciens) retraçant l’histoire de la musique vocale. Proposant des extraits de musique choisis sur quatre siècles, de la Renaissance à l’époque romantique, entrecoupés d’interventions claires, pédagogiques et passionnantes contextualisant les morceaux, les bibliothécaires de Chatenay réalisent un cours de musique ludique pour tous, à écouter et ré-écouter. Saluons le professionnalisme de nos confrères, qui ont même pensé à inclure les textes des chansons dans le livret.
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Corbier « Presque parfait »
« Sans ma barbe », « Le nez de Dorothée »… Oui, Corbier, le seul, l’unique, celui de la télévision et des tartes à la crème, mais avant tout celui des chansons à textes, encouragées par Brassens, produites par Alain Barrière, cela dès les années 60… François Corbier est toujours le chansonnier débonnaire que le grand public a appris à connaître dans son rôle de pitre pendant deux décennies, mais il a aujourd’hui décidé, sans renier le passé, de se tourner vers le présent. Auteur-compositeur bourré d’humour, il sillonne l’hexagone depuis une dizaine d’années depuis son retrait du petit écran, et sait séduire le public à chaque nouveau spectacle. « Presque parfait », son troisième album studio (en mettant de côté les 45 tours) est fait maison, autoproduit, enregistré entre copains, pochette faite par son fils. Musicalement on navigue entre folk français et chanson, dans un univers que n’aurait pas renié Ricet Barrier, Robert Lamoureux ou Georges Brassens, toujours entre la tragédie et la blague de potache, le sourire au coin des lèvres.
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DaKAH Hip Hop Orchestra « Unfinished symphony »
Ensemble musical peu connu en dehors du cercle des initiés, avec des disques peu distribués au delà de la « west coast » californienne, daKAH est un groupe qui vaut le détour. Oui, car malgré un regain d’intérêt pour le hip hop à l’ancienne ces dernières années, celui qui pioche dans les instrumentaux gorgés de groove des années 70-80, dans le jazz funky et les bandes originales de films de la blaxploitation, on a encore tendance à oublier que le rap ne se limite pas qu’à des chaînes en or et des nymphettes vendus à la douzaine. Ici, on revient aux fondamentaux, et ça fait du bien. Ensuite, daKAH, c’est un orchestre de 60 personnes, avec DJ, rappeurs, section symphonique, et ça, ça envoie. Cuivres jazzy, basse funky, orchestre à cordes pour tenir le tout, on aura beau dire, le hip hop, quand il veut, il sait prouver qu’il possède des vrais musiciens en son sein.
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Tyondai Braxton « Central market »
Quand l’un des musiciens du groupe de math rock (rock polyrythmique technique et saccadé) Battles se met au travail en solo, cela donne forcément un ovni en puissance. Le fils d’Anthony Braxton s’est cette fois entouré d’un vrai orchestre, le bien nommé Wordless music orchestra et livre sept titres à la limite de la schizophrénie artistique. Si l’amateur reconnaît bien des réminiscences de Battles, on découvre là un véritable compositeur contemporain capable de marier les cordes à l’électronique, les guitares électriques aux samples les plus psychédéliques. Quelque part entre Le sacre du printemps de Stravinsky et Cheval de Frise, ou Fantomas jammant avec le Kronos Quartet…
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Chrome Hoof « Pre-emptive false rapture »
En attendant la sortie d’un nouvel album en 2010, la fanfare bigarrée Chrome Hoof est à son meilleur niveau sur cette galette. Formé par le bassiste du groupe Cathedral, référence dans le milieu du métal des années 1990, le projet Chrome Hoof (qui reste un ensemble musical à géométrie variable) a pour habitude de piocher dans chaque courant musical existant pour le passer à la moulinette. On peut tenter de résumer le style des londoniens à une basse omniprésente, marquée par les années 80 (Blondie, New Order), un groove orienté néo disco ou dance-punk (Gossip, !!!), des accélérations brutales et sauvages, tantôt métal, tantôt garage (Devin Townsend, Jon Spencer ?) mais cela reste encore trop réducteur. Les hommes en costume d’argent ont bien leur truc à eux, indéfinissable. Un bonheur pour les curieux.
Disponible également à la BDP : « Beyond Zade », maxi de 2006.
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Pigalle « Des espoirs »
Après une re-formation en grande pompe en 2007, le groupe phare de la scène alternative française des années 80 marque son retour cette fois-ci aux studios d’enregistrement, avec la sortie de son album « Des espoirs ». Toujours aux manettes, le charismatique et touche-à-tout leader François Hadji-Lazaro, explore encore une fois sa palette d’instruments fétiches (vielle à roue, oud, accordéon, cornemuse ou dobro) pour des chansons tantôt aigres et réalistes, tantôt douces et remplies d’espoirs. De la chanson française pure souche, et de la bonne.
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Compilation « We are Only riders »
En 1996, le chanteur du culte et trop peu connu Gun Club disparaissait à l’âge de 37 ans. Ses compositions brutes et torturées vont alors influencer une large génération d’admirateurs, de Noir Désir à 16 Horsepower, et ne cessent d’être redécouvertes. Dix ans plus tard, on retrouve dans son grenier une cassette de démos inédites et nait alors le projet d’en faire un album, interprété par les proches du défunt et ses héritiers directs. Le résultat est une réussite, avec des performances de Nick Cave, Debbie Harry ou des Raveonettes sobres, froides, mais terriblement accrocheuses. |
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Nuru Kane « Number one bus »
Deuxième album pour le sénégalais Nuru Kane, construit cette fois sur ses pérégrinations en Angleterre et ses souvenirs d’Afrique. Les chansons sont tour à tour enlevées comme le Keziah Jonesque « Number one bus » qui donne son nom à l’album, ou plus intimes lorsqu’elles sont accompagnées au guembri. Pour l’avoir vu en concert (l’artiste a assuré une partie de la tournée de la légende de l’afrobeat Tony Allen, tout de même !), il a le don de créer une ambiance chaude et généreuse, et arrive à immiscer le public dans son univers en toute simplicité. On en retrouve avec plaisir la saveur dans cet album.
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Les Boucles Etranges « Portail 46 » distribué par PIAS 2 BOU 90
Une fois n’est pas coutume, je vais faire de la promo pour mes potes. Du clientélisme, j’avoue sans remord. Les Boucles étranges, j’ai habité chez eux avant la naissance de leur premier album P.S.I en 2002. J’ai pu les voir travailler au jour le jour, ou plutôt nuit après nuit. A savoir qu’ils tournent depuis 16 ans, avec le camion et le son. Du pur, vous dis-je. Après énormément de maxis, le deuxième cd sort enfin aujourd’hui et c’est hallucinant de maîtrise. Pour tous les amateurs de vrai techno underground qui envoie.
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Apparat - Walls
Pour beaucoup la musique électronique demeure un courant musical inaccessible à leur oreilles de mélomanes, le terme même leur fait hérisser le poil : « électronique » signifiant tout sauf de la musique, et pourtant…
Laissez-donc vos préjugés de coté et tentez Walls d’Apparat, laissez-vous porter par le talent de Sascha Ring, et surtout ! surtout ne vous arrêtez pas à la première écoute : la surprise des premiers instants laissera forcément place à la séduction et peut-être à l’addiction….
Pour ceux dont les à priori sont tenaces, commencez donc « Useless information » puis embrayez sur « Arcadia » et « Headup » et enfin laissez vous glisser dans l’ambiance magique et apaisée de « over and over ». Vos idées reçues sur l’électro tomberont, FORCEMENT !
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Radiohead - In rainbow
Au delà de la polémique qui a entouré la sortie de In Rainbow (téléchargement sur le net en échange d’une contribution libre de l’internaute…) voici un très bon album de Radiohead. Les puristes lui reprochent un manque d’énergie viscérale et la rage qui a pu marquer les précédents albums comme Pablo Honey ou Ok Computer. Les autres lui reconnaîtront une grande recherche musicale dans une ambiance apaisée, lumineuse, un brin mélancolique.
Un album très abouti qui vous envoûte peu à peu et que l’on aurait tendance à écouter en boucle ensuite. Laissez-vous bercer par «Jigsaw falling into place», ou mieux encore, «house of cards»… écoutez donc «house of cards»…
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Mirrored
Battles fait partie de ces groupes qui fascinent ou qui rebutent dès la première écoute. Entre rock, électro et musique contemporaine, le groupe ne recherche pas la mélodie ni l’harmonie mais travaille la dissonance et la superposition de nappes sonores.
Les onze chansons de l’album vous emmèneront vers des contrées musicales envoûtantes où les instruments et la voix s’entremêlent à grands renforts de programmations informatiques. A l’écoute de l’album, on traverse de véritables tableaux sonores ; chacun possédant une ambiance, une cohérence et des influences propres, tels « Atlas » ou « Tij » qui allient énergie et musique répétitive.
Laissez vous tenter et venez vous perdre dans ce labyrinthe de miroirs.
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Archive, Lights
Enfin Archive renoue avec les ambiances suaves et sophistiquées sans tomber dans la noirceur et le pessimisme des albums « Umplugged » et « Noise ».
Vous aviez aimé « take my head », vous étiez séduits par « you all look the same to me » alors, incontestablement, vous adorerez « lights » un grand moment de trip hop positive, douce et un rien mélancolique… du bonheur…du bonheur pour les oreilles et le moral…
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Food in the belly, Xavier Rudd
Auteur interprète australien, Xavier Rudd est peu connu en France malgré une discographie déjà bien fournie (6 albums dont 3 enregistrements en public). Il s’est fait connaître sur scène où il se produit seul, jouant de guitares (acoustique, électrique ou slide), piano, harmonica, didgeridoos et autres percussions. Dans un style blues lorgnant le temps de quelques chansons vers le reggae, Rudd délivre un message de paix et de tolérance.
Si vous aimez Ben Harper, John Butler trio ou encore Jack Johnson, vous apprécierez à n’en pas douter l’univers engagé, intimiste et convivial de Xavier Rudd.
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Yes, Virginia…
Plongez dans l’univers si particulier des Dresden Dolls avec leur deuxième album. Le duo, composé d’Amanda Palmer au piano et chant et de Brian Viglione à la batterie, nous invite dans un monde fortement inspiré par le paysage culturel allemand des années 1930.
Définissant eux même leur musique de « brechtian punk cabaret », on navigue tout au long de l’album entre petites phrases mélodiques entêtantes et déchaînements instrumentaux (le piano et la batterie se répondant parfaitement). Amanda Palmer nous livre ses textes à la fois drôles, adultes et personnels de sa voix tantôt caressante et mutine, tantôt au bord de la crise de nerfs.
Les références au réalisme allemand se retrouvent également dans les pochettes des disques, leur site internet et sur scène où le duo arbore maquillage et tenue de mime.
Voici un groupe à l’identité musicale et visuelle forte qui ne plaira pas à tout le monde mais devient vite indispensable pour peu qu’on se laisse prendre à leur jeu.
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Magneta Lane
« Dancing with daggers » Paper bag 2005
Composée de trois canadiennes de Toronto, le groupe joue une musique entre pop et punk, simple et directe, entre Sleater-Kinney et Pretenders. La voix de la chanteuse mélodique et comme désabusée séduit d’entrée. Après un EP en 2003, c’est leur véritable premier album. A découvrir si vous craquez pour les riot girls.
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Para One
« Epiphanie » Naïve 2006
Premier album solo de l’architecte sonore de TTC, adepte de la rencontre du Hip Hop et des musiques électroniques. Il n’hésite pas à toucher à la house. Les dancefloors seront déjantés en cette fin d’année. Entre Vitalic, Daft punk et Aphex Twin.
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Vendeurs d’enclumes
« l’Etonnoir » (L’autre distribution) 2006
Après un premier album en 2004 « Le poids de l’enclume », les vendeurs, groupe originaire d’Orléans, nous revienne avec une pure merveille. Entre Brel et Têtes Raides, chanson néo-réaliste, punk et musique des pays de l’Est, la voix du chanteur et l’épaisseur de ses textes, collé à une orchestration toute en surprise, nous entraîne dans un univers aussi noir que poétique.
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Oldelaf et Monsieur D
Se définissant comme le premier "duo à trois" de la chanson française, Oldelaf et Monsieur D, accompagnés de leur fidèle Pépito Valdez, nous proposent deux albums aux chansons improbables où l’on croise Raoul le pitbull dévoreur de grands mères, un Père Noël alcoolique, un gros ours, Jean-Michel Jarre, les super héros Silverloup 2000 et Manimoule ou encore Nathalie rencontrée aux JMJ.
Les textes, rarement "politiquement corrects", sont particulièrement hilarants dans la veine des Fatals picards (Oldelaf, de son vrai nom Olivier de la Fosse fait partie du groupe) ou autres Joyeux urbains.
Entourés de ces deux groupes mais aussi de Charlotte etc…ou des Blérots de R.A.V.E.L., OEMD créent une ambiance sonore particulière pour chaque titre, passant du swing " Raoul le pitbull " au funk " Tire fesse ", de la comptine " Hirondelle " au reggae " 3 couleurs " sans oublier le rock, la chanson réaliste, la chanson bretonne.
A voir absolument sur scène pour profiter du spectacle accompagnant les chansons. A défaut, rendez-vous sur leur site pour profiter des quelques vidéos disponibles et de biens d’autres surprises.
http://oldelafetmonsieurd.free.fr/
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Teaser for : Matter
Angil
Jeune auteur multi-instrumentiste de talent, Angil nous livre avec cet album la preuve de sa créativité débordante. Entre pop, folk, musique expérimentale et free jazz, les 11 titres de l’album nous transportent dans un univers singulier où se côtoient langueur et mélancolie.
On pense à Will Oldham, Lisa Germano ou encore Swell.
En outre, publié sur le label toulousain Unique Records (Lunt, Mélatonine…), Angil donne, à l’occasion, des concerts dans la région. Ne le manquez pas sur scène, accompagné par les Hiddentracks, formation à géométrie variable (flûte traversière, cuivres, samples, percussions, violons et violoncelle).
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