A votre service : Vos questions
        Archives
        Comment s'organise l'animation culturelle ?
Le service éducatif

Le service éducatif des Archives, lien entre les établissements scolaires et les archives départementales, permet aux enseignants et à leurs élèves d’avoir un contact direct avec l’histoire de leur département par l’intermédiaire des documents qui en sont l’écho. Sur rendez-vous, les enseignants intéressés et leurs élèves peuvent :

  • faire la découverte du service public des Archives départementales (bâtiments, locaux de conservation, documents d’ histoire locale du Xème au XXème siècles). Durée de la visite : 1h. 30 environ.
  • travailler sur documents :
    • sur des dossiers existants : la Révolution dans l’Ariège, l’émigration ariégeoise (les ariégeois outre-mer).
    • sur des thèmes précis soit proches du programme scolaire, soit plus originaux, comme par exemple l’histoire d’un village, d’une rivière, à condition de prendre contact au moins 15 jours à l’avance, pour se renseigner sur les ressources des fonds d’archives dans le domaine souhaité et pour laisser au personnel affecté au service éducatif le temps matériel de rechercher la documentation.

Hors les groupes scolaires, le service des Archives peut aussi accueillir d’autres groupes intéressés par l’histoire locale et dans les mêmes conditions.

Expositions itinérantes

Des expositions itinérantes sont mises à la disposition de toutes les structures souhaitant les accueillir : écoles, mairies, associations, offices de tourisme...
Elles ont été conçues pour permettre une approche thématique de l’histoire locale d’une façon attractive et s’adressent à tous les publics.
Le prêt est gratuit.
Le transport est à la charge de l’emprunteur. Dans certains cas, une séance de présentation peut être assurée.
Pour la réservation, il est souhaitable de prendre contact avec les archives suffisamment à l’avance.

Quatre expositions sont actuellement disponibles :

  • L’Ariège pendant la première guerre mondiale.
  • La vie politique dans l’Ariège (1815-1936).
  • Les voies de communication en Ariège.
  • La forêt ariégeoise.

L’Ariège pendant la première guerre mondiale

L’irruption de la guerre a considérablement modifié la vie des ariégeois. Les campagnes et les usines sont vidées de leurs hommes valides qui sont remplacés par leurs femmes. L’opinion publique s’impatiente bientôt devant la durée imprévue de cette guerre : on se plaint des pénuries et on s’indigne contre tous ceux qui, jouissant de protections se tiennent loin du front. Les nombreux Espagnols, main d’oeuvre indispensable, sont l’objet de la suspicion de l’administration française.
Malgré la censure, les souffrances dues à la guerre transparaissent dans la correspondance que les « poilus » font parvenir à leurs familles.
En 1919, on mesure l’étendue de la tragédie que fut la Grande Guerre quand chaque village compte ses nombreux morts, accueille ses blessés souvent mutilés, incapables de reprendre leurs anciennes activités professionnelles.

Plan de l’exposition

L’Ariège pendant la première guerre mondiale :

  • 1-2 Les nouvelles conditions de la vie quotidienne.
  • 3-4 La surveillance de la frontière et des étrangers.
  • 5-6 Nouvelles du front.
  • 7-8 Retour.
8 panneaux plastifiés de 0,85x1,10m.

La vie politique dans l’Ariège (1815-1936).

La Révolution ayant laissé dans notre département peu de traces, la Restauration s ’ y est installée sans heurts.
Son administration s’appuie sur les notables, grands propriétaires maîtres de forges. Cependant, la remise en cause des droits d’usage suscite la révolte des populations des montagnes, dont le paroxysme sera la « guerre des demoiselles ».
Profitant de l’indifférence des plus riches au sort des pauvres l’opposition libérale et républicaine commence à gagner des partisans. Après la chute du Second Empire, les idées et les hommes s’affrontent à travers les titres d’une presse d’opinion en plein essor.
Les années 1889-1914 voient le triomphe du radicalisme, à l’image de son prestigieux représentant local Théophile Delcassé, député de l’arrondissement de Foix, ministre des Affaires Etrangères d’une France alors puissante de toutes ses possessions coloniales.
A l’issue de la Grande Guerre, la domination radicale s’érode jusqu’aux élections de 1936 où les trois arrondissements du département sont conquis par les candidats socialistes.

Plan de l’exposition

La vie politique dans l’Ariège (1815-1936) :

  • 1-5 Du temps des notables à l’affermissement de la république (1815-1889)
  • 2-3 Les maîtres de forges et l’opposition libérale et républicaine.
  • 4-5 Le temps de la presse d’opinion.
  • 6-8 Le triomphe de la gauche républicaine et laïque(1889-1914).
    • 6 La lutte contre l’Eglise.
    • 7 La domination du radicalisme.
    • 8 Théophile Delcassé.
  • 9-10 L’après-guerre et la progression des idées socialistes (1914-1936).
    • 9 L’hégémonie radicale menacée.
    • 10 La montée du socialisme : S.F.I.O. et parti Communiste.
10 panneaux légers et plastifiés de 0,85x1,10 m.

Les voies de communication en Ariège

Nos ancêtres, poussés par la nécessité, n’hésitaient pas à emprunter pour leurs affaires , à pieds, les nombreux et souvent mauvais chemins qui sillonnaient nos campagnes.
Dès le XVIIIème. Siècle, on commence à améliorer ces chemins pour les rendre praticables avec des voitures parfois lourdement chargées. Les ponts sont tout particulièrement l’objet d’une attention permanente. En s’améliorant, le réseau routier s’est appauvri, privilégiant quelques axes. L’essentiel du réseau actuel est né à la fin du XIXème. Siècle. On a modifié les tracés de la plupart des routes en empruntant les fonds de vallées qui permettent des voies plus larges.
Le chemin de fer à la même époque a déçu : la circulation était lente et la grande ligne vers l’Espagne par le Puymorens jamais rentable, de sorte que la route a été et reste toujours le moyen de communication le plus utilisé.

Plan de l’exposition

Les voies de communication en Ariège :

  • 1-2 « Des chemins affreux ».
  • 3 L’amélioration du réseau au XVIIIème siècle.
  • 4-5 « le pont de Foix : un chantier permanent ».
  • 6-7 Les grands travaux du XIXème et du XXème siècles.
  • 8 « Le beau système du chemin de fer ».
  • 9 Les difficultés du rail : Transpyrénéen et circulation locale.
9 panneaux plastifiés de 0,85x1,10m.

La forêt ariégeoise.

L’homme a toujours utilisé la forêt pour survivre. Les activités qu’il y a menées en ont modifié la composition en favorisant certaines essences comme le hêtre.
Ces activités ont été codifiées au Moyen-Age en droits d’usage, relations contractuelles qui liaient les propriétaires et les communautés. Mais la surexploitation désordonnée de la forêt finit par en menacer la survie : dès le XVIIème siècle, les forges et une population montagnarde trop nombreuse prélèvent trop de bois pour permettre la régénération suffisante de la forêt. C’est pourquoi l’administration a eu très tôt le souci d’en limiter la dégradation avec plus ou moins de succès.
Finalement c’est le déclin des forges et de la population qui a préservé la forêt.
Aujourd’hui, au contraire, elle progresse au rythme de l’abandon des montagnes , inversant ainsi une tendance pluri-séculaire.

Plan de l’exposition

La forêt ariégeoise :

  • 1-2 Depuis des millénaires, la forêt est nourricière.
  • 3 Les droits d’usage.
  • 4 Des espaces boisés menacés.
  • 5-6 Les forges.
  • 7 Difficultés d’exploiter le bois ariégeois.
  • 8-9 Le reboisement.
  • 10 La forêt aujourd’hui.
10 panneaux légers et plastifiés de 0,85x1,10m.



Haut de page